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- Technologie du caramel1
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Les caramels aux fruits
Caramel - Les vergers Boiron
| Ingredient | Base de reference | Quantite a peser |
|---|---|---|
| Total preparation | - |
Étapes de fabrication — Caramel
Chocolaterie & Confiserie
Analyse des Matières Premières — Caramel aux Fruits

Purée de Fruit — 100 g (base de référence)
La purée de fruit constitue l’âme aromatique du caramel. Elle apporte les sucres naturels (fructose, glucose), des acides organiques et des pigments qui participent à la coloration. Sa teneur en eau (environ 85–90%) influence directement la cuisson : elle doit s’évaporer partiellement pour permettre la montée en température jusqu’à 120 °C. Les pectines naturellement présentes contribuent également à la texture finale. Le choix de la purée (Les Vergers Boiron) garantit une standardisation de la Brix (teneur en sucres) et donc une reproductibilité optimale.
Sirop de Glucose — 125 g
Le sirop de glucose est un agent anticristallisant indispensable en confiserie. Composé majoritairement de dextrines, maltose et glucose, il présente une viscosité élevée qui freine la mobilité des molécules de saccharose et empêche toute recristallisation. Il favorise également la réaction de Maillard lors de la cuisson, participant à la coloration ambrée et au développement des arômes caramel. Son hygroscopicité modérée contribue à la souplesse du produit fini.
Sucre Inverti — 15 g
Le sucre inverti (mélange équimolaire de glucose et fructose issus de l’hydrolyse du saccharose) présente un pouvoir sucrant supérieur au saccharose (environ 1,3×) et une très forte hygroscopicité. Cette propriété retient l’eau dans le produit, garantissant un caramel moelleux et prolongeant sa durée de vie en freinant le dessèchement. Il agit en synergie avec le glucose pour limiter la cristallisation.
Crème 35% — 200 g
La crème fraîche à 35% de matière grasse est le vecteur de texture et de richesse du caramel. Sa matière grasse émulsionne avec les autres ingrédients pour former un réseau onctueux. Les protéines lactiques (caséines, protéines du lactosérum) participent aux réactions de Maillard, renforçant la couleur et les arômes lactés. Son eau s’évapore à la cuisson et concentre la masse. La proportion élevée (200 g pour une base de 572 g, soit ~35%) confère au caramel sa texture fondante caractéristique.
Beurre de Cacao — 125 g
Le beurre de cacao remplace ici le beurre laitier classique, conférant au caramel une texture plus stable et moins collante. Riche en acides gras saturés (acide stéarique, palmitique), il possède un point de fusion de 32–35 °C, proche de la température buccale, garantissant une fonte agréable en bouche. Sa cristallisation polymorphique (forme V) permet un démoulage propre et une bonne tenue à température ambiante. L’absence de protéines lactiques réduit les réactions de Maillard, permettant de mieux contrôler la coloration.
Sucre (saccharose) — 5 g
Cette faible quantité de saccharose (5 g) joue un rôle d’équilibre gustatif et non de structure. Il ajuste la douceur finale de la préparation et facilite la dissolution homogène des autres sucres en début de cuisson. À 120 °C, le saccharose reste en grande partie sous forme amorphe grâce à la présence du glucose et du sucre inverti qui inhibent sa cristallisation.
Acide Citrique — 2 g
L’acide citrique, incorporé hors cuisson, remplit plusieurs fonctions essentielles. Il intensifie la perception aromatique de la purée de fruit en stimulant les récepteurs gustatifs (effet de contraste sucré/acide). Il catalyse partiellement l’inversion du saccharose résiduel, renforçant l’effet anticristallisant. Son action antibactérienne contribue modestement à la conservation. L’ajout après cuisson préserve son efficacité, car une cuisson prolongée le dégraderait partiellement.
Point Technique
La température finale de 120 °C correspond au stade « petit boulé » (ball stage). À cette concentration, l’activité de l’eau (Aw) chute suffisamment pour assurer la stabilité microbiologique et conférer au caramel sa texture moelleuse-fondante, sans cristallisation ni trop grande rigidité. Le temps de repos de 4 heures minimum est indispensable pour permettre la cristallisation du beurre de cacao et la stabilisation de la matrice sucrée.
